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Star Wars: Année Zéro / Chapitre 10 : Job Deutch

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  • 1er chapitre ici / 2ème  / 3ème  / 4ème là / 5ème  / 6ème  / 7ème , 8ème , 9ème , 10ème chapitre ci-dessous. ;)


  •  Job Deutch


    Job se réveille avec la gueule de bois. Pire que d’habitude. Il tend une main tremblante dans la pénombre, attrape son holocommunicateur sous le deuxième oreiller. Les yeux mi-clos, il regarde : seulement un message... de Riss. Rien de son ex femme. Il sent la pointe dans sa poitrine. Il a mal de ne plus entendre sa voix. Pourquoi souffre-t-il ? Pense-t-elle encore à lui ? Sait-elle la torture qu’elle lui impose ? Sans doute… Elle la savoure. Quand lui déguste...


    Il fait chaud. Job contemple le plafond, couché sur le grand lit. Le soleil se couche. Il a mal. Ses entrailles le brûlent. Il crachote un peu de sang qu’il essuie avec la taie. Les effets des doses qu’ils s’envoient depuis trop longtemps finissent par le rattraper. Il soupire... Malgré tout ce qui s’est passé, malgré ce qu’il a subi, il ne peux s’empêcher de penser à elle. Alors il tourne son regard vers la bouteille posée sur la table de nuit. Il a envie de boire. Tellement envie. Pour l’oublier. Mais il a promis à Riss. Non, songe-t-il. Ce n’est pas tout à fait vrai. Il n’a pas promis d’arrêter. Simplement de diminuer, de rester fonctionnel. C’est tout ce qu’il peut garantir et c’est déjà si dur. Trop. Si bien que Job attrape la bouteille d’Absinthe de Gandor. Malgré les quelques heures de sommeil, il n’a pas décuvé. Et il va boire.


    Première rasade. Elle lui rappe la langue et la gorge comme un couteau. La douleur dissout sa mauvaise conscience. Puis le goût, l’abandon, le plaisir. La deuxième lampée est meilleure. La brûlure, câline. Son esprit s’échauffe. Son mal devient une brume qui se meut vers l’arrière de son crane. Elle disparaîtra à la troisième. Ne restera que la vapeur, la chaleur, le soulagement, la libération. Bientôt le vide, la dissolution.


    Job tousse. Encore du sang. Il jette brusquement la bouteille qui s’écrase contre le mur. Pourquoi n’a-t-elle pas laissé aucun message ? Parce que Riss est un salaud. Parce qu’il a dû filtrer ses appels. Et elle ? Elle, c’est une salope ! Une…


    Job s’arrête, surpris par le droïde qui sort du mur. Le petit robot gris et noir en forme de poire s’approche, aspire le liquide, collecte le verre, refaçonne, réinjecte le breuvage et dépose la bouteille comme si de rien n’était. Job le dévisage hébété. Puis il se met à ricaner. Il était à ce point saoul ce matin qu’il n’a gardé aucun souvenir de son arrivée. Pourtant, il a réussi à entrer... Oui, il a réussi. Il éprouve à l’instant une certaine fierté. Pour le reste, il devine que Riss lui a réservé cette chambre dans un grand hôtel. Un hôtel de la capitale de Mandagora. Un hôtel qu’il a su retrouver alors que tout lui échappait, que tout continue de le faire. Tout sauf sa conversation du matin qui remonte par bribes. Il se souvient maintenant. Il a suivi les traces de Teroni Doval, il a obtenu de précieuses informations. Il n’a plus besoin de s’arrêter sur Ta Diu, d’aller à la pèche aux informations, de perdre son temps avec les téens. 


    De sa main encore un peu tremblante, Job cherche son porte feuille. Il se tourne sur le côté, fouille sa poche arrière. Rien. Il enlève son pantalon pour mieux l’inspecter, se débat, l’insulte. Toujours rien. Alors il soulève les draps, aperçoit le petit objet qu’il ramène de son pied vers sa main. Il le prend, l’ouvre, retire le petit papier sur lequel il a noté deux noms et reconstitue ce qui l’a mené ici, sur Mandagora. C’est en observant de vieilles photos - plusieurs milliers - de Teroni Doval qu’il avait remarqué deux fois la présence d’un petit vaisseau. Un transport personnel. Un engin qui n’était pas dans les archives téennes, celles que Riss lui avait procurées. Un vaisseau qu’elle avait sans doute construit. Du moins en était-il persuadé. Malgré tout, ce modèle ne lui avait pas permis d’avancer autant qu’il l’espérait. Il avait donc réfléchi à un autre moyen de creuser le dossier et obtenu faire correspondre les paysages de plusieurs holo-communications à leurs planètes respectives. Le procédé était long, coûteux, nouveau, sans garanti, mais Riss avait dépensé sans compter. Le désormais directeur mécanique voulait comprendre les forcïdes. Il souhaitait les reproduire et il lui avait donné carte blanche. Puisqu’il était désormais possible de recomposer l’arrière plan des holocommunications, Job avait acheté les derniers entretiens de Teroni Doval. Un laboratoire spécialisé s’était ensuite chargé de récupérer les paysages, la composition des atmosphères. Une fois informé des caractéristiques, Riss n’avait eu qu’à soudoyer un employé des Archives Jedi – tout aussi alcoolique mais qui avait su habilement le dissimuler en se trouvant une planque de rat de bibliothèque- pour obtenir la correspondance. De sorte que, le recensement Jedi de toutes les espèces animales, végétales et minérales de la la galaxie, leur avait permis de découvrir où Teroni s’était rendue.


    Par la suite, à l’aide de la typologie du transport personnel combinée à la certitude de son passage sur diffrentes planètes à des dates approximatives, Job avait pu repérer une trace. Le meilleur moyen de suivre quelqu’un dans la galaxie était de passer par les registres des transports, leurs colonnes de chiffres, de numéros ponctués par des nom ou des alias. Il fallait un peu de bouteille pour savoir que rien n’était plus subtil et aléatoire à récupérer que les chiffres. Certains astroports avaient des salles entières consacrées à leurs conservations. D’autres entassaient serveurs sur serveurs sur lesquels ils écrasaient en sus données après données pour des gains de places. Pendant 3 mois, Job les avaient donc épluchés, connectant les disques durs à un par un à la mémoire centrale du serveur de son employeur. Il avait fallu compilé, recompilé, décompilé, restauré mais Riss avait les meilleurs programmes. De cette manière, Job avait fini par trouver la répétition d’un numéro de série, là, sur les registres des dernières planètes où Teroni Doval s’était rendue. Son immatriculation ? AX 567896-T. Accolé à ce numéro, chaque fois un alias différent : Teta Bellande, Kreikan Smo, Doubt Kaminksy... Étrange. Jusqu’à présent, ses voyages étaient parfaitement documentés. Sauf exceptions. Et son dernier l’avait menée loin. A ce titre, Job ne voyait pas le point commun entre toutes ces planètes. Il cherchait une aiguille dans une meule de registres. En vérité, et il en avait acquis la conviction, Teroni Doval n’avait pas cherché à disparaître. Simplement à passer inaperçu. Elle aussi menait une enquête. Mais laquelle ? Que cherchait-elle ? Il le saurait bientôt grâce à la copie du serveur qu’on lui avait apporté ce matin. Jamais, il n’avait été aussi proche de comprendre. Il le devine.


    Job réfléchit. Il reprend une gorgée. Il est satisfait. Le petit papier qu’il tient dans la main comporte le nom de deux planètes sur lesquelles il ne s’est pas encore rendu. Il les a écrit dans le bar où il a pu consulter la copie du serveur. Un serveur de la taille d’un pommeau de sabre laser. Le premier nom lui parle évidemment : Atama. La planète d’Aqual Princeps. Ce ne peut pas être un hasard. Lui et Teroni étaient contemporains, suffisamment reconnus dans leur domaine pour échanger l’un et l’autre malgré les dénégations des téens. Non, il n’y avait pas de hasard.


    Job boit au goulot. Cul sec. Cette fois, il ne boit pas pour oublier, ni par envie. Il boit pour effacer le tremblement qui l’agace. Il s’insupporte de voir le papier qui ballote comme agité par le vent. Il a besoin d’une dose plus forte. Il a trouvé LA connexion même si il n’a pas tout résolu. Pas encore. Certes Atama a été détruite, mais ses archives ont été sauvegardées. Mieux la dernière planète où Teroni s’est rendue existe encore : LBP330. Job en est sûr. Les dates correspondent. Il se souvient d’ailleurs de sa discussion du matin. Il a bien travaillé, se dit-il. Vraiment bien. Il sait qu’il peut boire à sa guise, qu’il peut tout oublier. Oublier qu’il a ruiné sa vie. Oublier son dégoût. Oublier ce qu’il cherche dans l’hébétement, là perdu au fond de la bouteille. Juste la liqueur. Et la paix. Alors il siffle un tiers de l’absinthe. Il est heureux. Il est fier. Il ne tremble plus. Comme ce matin, dans le bar. Le bonheur.


    Job repose la boisson, toussote à peine maintenant que sa gorge est anesthésiée. Il voit le coin de la photo qui dépasse de son portefeuille. Il la sort. Riss, Lian, Elonn et lui sont bras dessus bras dessous. C’était il y a 20 ans, leur adolescence. Finalement, les autres ont bien tourné. Lian et Elonn sont entrés dans l’ordre Jedi. Riss a poursuivi dans la mécanique. D’abord les speeders, ensuite les vaisseaux, enfin les droïdes. Des droïdes haut de gamme faisant la renommé de sa société avant son rachat. Un petit prodige. Et lui dans tout ça ? Un raté. Un nuage de promesses évanouies, dissoutes elles aussi. Au point qu’il n’espère plus de futur. Sans alcool, il serait déjà mort, un de ces suicidés qui se jette de la tour de Tneq. A son contact, il n’est plus qu’une effluve, une vapeur, un liquide. La boisson le maintient en vie. Comme un respirateur.


    Job tourne la photo. Cinq petits mots sont inscrits, tous signés. Le premier d’Elonn est à son image, plein d’encouragement : un jour, tu reviendras devant. Le second de Riss et le troisième de Lian manquent d’inspiration. Aucun intérêt. Le quatrième est de lui-même. Il exprime la vérité du moment, leur espoir : l’avenir sera beau. Il a signé de son nom et de sa main gauche, sa bonne main : Jobary Deutch-Mankenkan. Il voulait marquer la solennité.


    Job ne sourit pas, attrape la bouteille et boit. Cul sec à nouveau. Il repose. Le 5ème mot vient de sa femme… de son ex-femme. Tu ne le savais pas mais j’étais déjà là. Quand l’a-t-elle écrit ? C’était récent. Forcément, après le divorce. Il y a moins de deux ans. Merde ! Même sur cette photo, elle reste son vampire. Il faut donc qu’elle soit partout. Passé, présent, avenir. Par elle, par elle seule. C’est pourquoi elle l’avait isolé. Toujours. Toujours plus. Et lui n’avait pas pu l’en empêcher. Au contraire... Il s’était montré faible, ne voulant qu’elle. Elle avant lui, elle avant tout.. Elle le savait. Elle en avait profité. Elle s’aimait plus encore. Plus encore qu’il ne l’aimerait jamais. Un déséquilibre… Il n’avait jamais pu s’en détacher. Il avait avalé les insultes, les trahisons, parfois les coups. Il avait minimisé en espérant qu’elle change. Elle devait changer. Leur enfant l’obligerait. Malheureusement, elle n’avait pas bougé. Au contraire... Avec le temps et les abus, l’emprise était devenue plus forte pour finalement s’accompagner du chantage. Elle se servait du petit pour le diminuer. Tous les jours, elle l’avait menacé de partir, de l’emmener. Alors il avait dû subir, payer, combler ses caprices, éteindre ses dettes. Au bout du bout, il avait truqué les comptes de l’entreprise dans laquelle il travaillait. Il était ainsi. Il avait toujours voulu lui offrir la vie dont elle avait rêvé sans comprendre que son désir le plus profond était de le détruire, de contempler l’abîme qu’il embrassait pour elle. Héléna avait cette pulsion destructrice qu’un homme fort aurait peut-être pu dompter. Lui était trop lâche, trop amoureux, trop aveugle. Il le serait toujours. Personne n’en avait jamais profité avant. Il n’était pas préparé. Elle était trop séductrice, trop habile, trop voluptueuse. C’est pourquoi, la première fois qu’elle l’avait quitté, il avait bu. C’était la seule chose qu’il avait trouvé à faire. Son monde s’était écroulé. Il n’avait pu plus s’arrêter. A son retour, elle l’avait incité à boire encore plus. Elle avait trouvé le coup de grâce. Il avait tenté de résister avant de s’enfoncer, jusqu’à picoler devant son fils, avant comme après l’école, le jour de son anniversaire, le jour des départs en vacances, des retours de colonies. Nul part et à aucun moment, il n’avait résisté.


    La deuxième fois qu’elle était partie, il savait au plus profond qu’elle ne reviendrait pas. Elle avait accompli son œuvre. Méthodiquement, elle l’avait détruit. Il n’était plus que l’ombre de lui-même… Une effluve… A moins qu’il ne l’ait toujours été. Tous ses amis l’avaient abandonné eux aussi. Pas grave... Il voulait désormais vivre seul. Ils pouvaient crever. Seul Riss était resté. Job avait bien tenté de le chasser, sans réussite. Il ne voulait plus rien, juste boire. Riss l’avait accepté. Il lui avait dit bois mais travaille pour moi, reste fonctionnel. Job avait accepté. Il ne savait pas quel était le métier. Il ne le savait toujours pas. Quand on lui demandait, il répondait fouiller dans les ordures. Car c’était ce qu’il faisait pour Riss : espionner, chercher, tromper. C’était le génie et l’absurdité de la chose. Qui soupçonnerait un alcoolique ? Et qui soupçonnerait le côté sombre de Riss ?


    Job reprend une lampée, regarde son holocommunicateur. Toujours pas de message d’elle. Avant, il recevait des insultes, des moqueries, parfois des bruits indécents. Depuis 15 jours, rien. Riss voulait le voir concentré. Il avait filtré les appels. Pour la peine, il boirait plus encore. Va te faire foutre !!


    Job repend la bouteille. Elle est vide. Il est furieux. Il la jette contre le mur. Tandis que le droïde ramasse, il titube jusqu’au mini bar. Il l’ouvre. Son visage s’illumine. Même ses énormes cernes semblent disparaître. Le bar est garni. C’est bien. Riss n’a pas demandé qu’il soit vidé. Il ne le juge pas. Est-ce qu’il s’en fout ? Peut-être. Pourtant, il reste son employeur. Mais pas que... Lian peut bien faire mumuse avec ses pouvoirs, il n’a pas cette relation avec Riss. Non, il lui dit beaucoup, il révèle ses secrets, à lui l’alcoolique. Parce qu’il sait que personne ne le croira. Parce qu’il sait aussi que personne ne connaît leur connexion à part Elonn et Lian. En un sens, Riss a eu raison de le balader de planète en planète. Oui, il a eu raison de remplir le mini-bar.


    Job fait des bulles avec sa salive. Il ne sait plus vraiment pourquoi Riss a raison mais il sait qu’il doit boire encore. Il y songe d’ailleurs mais quelque chose distille dans son esprit. La pensée l’intrigue. Il se dit qu’il faudrait boire pour ne pas trouver, qu’il ne sent plus cette affaire. Elle l’inquiète. Mieux vaudrait ne pas remuer ce passé. Il y traîne quelque chose. Tant pis. Ou tant mieux, dit-il en goûtant le plaisir au goulot du millésime. Merci Riss !


    La sensation que Job ressent est étrange. Il a suffisamment bu pour s’oublier, effacer toutes ses hontes, toutes ses démissions. Il n’aime pas son fils ? Il le blâme pour leur rupture ? Et alors ? Il l’aime elle ! Juste elle !


    ...


    ..


    Ses douleurs à l’estomac ont disparu. Il retourne au lit avec sa bouteille, actionne l’holocommunicateur. Riss a laissé un message. Il va s’enformir avec. L’hologramme apparaît : Excellente nouvelle Job. L’as est de retour. Il s’occupe de 02. Je veux que tu me transmettes tout ce que tu as appris. Je lui enverrai. Je te mets sur 03.


    Job sourit cruellement. Sourire d’ivrogne qui pépare un mauvais coup. L’as était le surnom d’Elonn à l’époque des courses de speeders. Si elle s’occupe de Teroni, c’est qu’elle est de retour parmi les Jedi. Du moins officieusement. Nom de code oblige.


    Job repose la bouteille. Il ne transmettra rien. Elle et lui ont toujours été en compétition. Il était le meilleur pilote avant cette fameuse course : celle qui avait, d’une certaine manière, décidé de son avenir. Avant il manquait de confiance sauf sur sa bécane. Maintenant il tétait sa confiance au goulot. Il en avait plus rien à foutre. Seulement, il gagnera cette fois. Il apportera à Riss toutes les informations. Juste pour regoûter au passé. Pour sa revanche. Pour partir en beauté...


    Alors Job se lève, met son manteau, titube, remarque un détail : plus de froc. Il va suivre la piste de Teroni, jusqu’à la dernière la planète. Ensuite il passera à 03. 03 pour Aqual Princeps.

    Job porte désormais son pantalon à l’envers. Il se moque de son état. Il pue l’alcool et la sueur… Sa sueur elle aussi pue l’alcool. Il suinte. Il descend en impair à l’accueil, demande un taxi pour l’astroport, murmure sa destination en mettant son chapeau. Une jeune femme s’engouffre en même temps dans le véhicule. Il tourne la tête. Elle est belle. Elle veut partager le taxi. Il accepte en toussant. Elle tient une bouteille. Il est assis confortablement. Il a soif. Il entend vaguement des mots mais pense à autre chose. Il est là, à 16 ans, sur son speeder. Il fait la course avec Lian, Riss et Elonn. Les deux sont derrière, ils pilotent mal, plus mal que d’habitude. Lui et Elonn font la course en tête. C’est la première fois qu’elle le rattrape. Elle a fait tellement de progrès. La tempête a couché beaucoup d’arbres sur le parcours. La tracé devient dangereux. Il la regarde, elle n’a pas peur. Elle ne faiblit pas, ne ralentit pas. Il y a ce monstre a demi couché sur le sol. Un arbre titanesque : de grandes lignes rouges circulent sur son écorce comme un avertissement. Il n’y a pas assez de place pour passer dessus, coucher le speeder. En tout cas, pas cette vitesse, une erreur et c’est la mort. C’est dangereux. C’est… Job s’écarte. Elonn passe en dessous. Ses cheveux effleurent le tronc. Il ne pourra plus la rattraper. Il ne la rattrapera jamais plus. Le lendemain, il rencontrera Hélena.


    ...


    ..


    Salope !