JDO-Univers

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Created at August 17, 2017 Contact

  • Dans un premier temps, sachez que le jeu Blackout I est d'ores et déjà disponible sur le site https://www.jdo-univers.eu/ gratuitement.
    L’accueil réservé à ce dernier nous à motivé pour vous proposer une nouvelle histoire, bien plus grande et bien plus vaste, un grand nombres de fins, des plus tragiques aux plus heureuses seront disponible. Blackout II sera disponible à l' achat et sera offert aux tipeurs.

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    QU'EST-CE QUE LE JEU SILLAGE ?

    Sillage est un jeu basé un un principe de jeu de carte à jouer.

    Vous y incarnez un chasseur qui capture et dresse des chimères nées du sillage de Chaos et de fumée noire rependue par les Ombres titanesques ( Voir JDO les livres : Journal de l'Observateur les six Ombres )

    Le Sillage, non content de détruire les constructions humaines et aliéné ces derniers, semble avoir modifier la nature qui à pu entré en contact avec. De nouvelles espèces ont vu le jour, des chimères, des animaux hybrides dont les caractéristiques paraissent avoir fusionnées.

    Comme dans un card game classique vous devrez collectionner les différentes Chimères que nous avons créer. Vos cartes peuvent également évoluées pour devenir plus puissantes en collectionnant les cartes identiques. Relevez les défis d'un monde chaotique et défiez vos amis dans les modes multi-joueurs !

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    La reine rouge : Les derniers instants du cauchemar.

    August 4, 2017

    La reine rouge : Les derniers instants du cauchemar.

    Victoria

    Nouvelle de Jean-Michel Martin

    C’est les mains pleines de sang et le cœur frappant si fort dans ma poitrine, qu’il me semble qu’il s’apprête à en sortir, que je couche sur le papier ces quelques lignes. Mes mains sont glissantes comme si elles sortaient d’un bain d’huile. Je dois malgré tout raconter, ce qu’il s’est produit au terme de huit mois d’une chasse éprouvante et sans pitié.

    L’ordre fût donné comme je l’ ai dit plus haut, il y a huit mois. Comme chacun sait, ici-bas, plusieurs centaines de créatures différentes, que nous classons comme « magiques » arpentent le monde. Nous les nommons ainsi car elles n’obéissent pas aux lois naturelles. Elles n’ont en fait qu’une règle, vivre et laisser vivre les autres créatures magiques selon ses rites et ses appétits. Suivant cet état de faits, une dryade (qui sont de bonnes et bienveillantes créatures), n’a pas le droit de s’opposer à un vampire qui attaquerait un humain devant elle.

    Lorsqu’un de ces monstres dégénérés sort du rang, c’est à nous, les chasseurs, humains issus d’humains, et donc neutres, de sanctionner cette créature. C’est bien sûr suivant cette logique que le Patriarche de notre ordre nous à mandaté, la huitième compagnie dont je suis issu, de chasser et de tuer cette créature qui répond à différents noms, la reine rouge, la dame de sang, mais son vrais nom est simple, elle se nomme Victoria. Elle est la première de sa race, celle des vampires. Ils sont parmi les créatures magiques, l’une des pires plaie pour les humains. Les vampires sont des animaux sanguinaires qui se nourrissent sans discernement entre les femmes et les enfants. Souvent, ils ne se nourrissent pas d’hommes en forme, ils se contentent de les tuer lorsqu’ils leurs barrent la route.

    La reine rouge, elle, était différente. Raffinée, élégante et discrète, elle ne quitte que rarement son île. Elle vie au milieu d’un lac, sur un îlot vert et d’une taille assez grande pour recevoir un petit village, mais il faudrait être fou pour vivre au pied de sa demeure. Les quelques aventuriers qui s’approchaient un peu trop de l’île de la reine, sans doute pour se tailler un nom ou en quête d’une inaccessible gloire, semblaient suffire à la nourrir. Jusqu'à l’année précédente, selon les témoignages des premiers villageois qui l’ont vu hors de l’île, elle semblait dans une fureur sans égale. Si grande que la plus grande rage qu’ai connu le plus énervé des hommes ne serait qu’un simple grognement opposé à la colère d’un volcan.

    La reine n’est pas humaine, par conséquent, elle n’a pas des réactions que nous pouvons ne serait-ce qu’envisager.

    De ce jour, elle a commencé à ravager tout ce qu’elle trouvait sur son passage. Villages entiers, nids de fées, tout ce qui vivait et qui se trouvait sur sa route cessait de vivre. C’est lors de cette période de terreur que nous avons reçu l’ ordre. En tout, c’était quatre cohortes de cinquante hommes entraînés et armés pour la combattre qui partirent. Je pense être le seul survivant. Suivre la route de Victoria était quelque chose de facile, c’était la seule piste que je n’ai vu dans ma vie de chasseur qui était si évidente. Convaincue de sa supériorité sur l’ensemble de tout ce qui foule le sol de ce monde, elle n’a jamais pris la peine de masquer ses traces. La piste la plus fraîche était souvent faite de tripes et d’os. Personne ne savait quelle était la raison de la fureur de ce monstre, mais ce n’était pas la faim qui l’avait fait quitter son repère. Nous avons suivi ses traces quelques jours à peine avant de la rattraper, mais ce n’était là que la partie facile de notre mission. Le vrai défi était de calmer sa fureur ou de la tuer. Nous ne savions pas alors si elle était mortelle ou pas.

    Traditionnellement, lorsque nous étions confronté à des créatures dont la mortalité était mise en doute, nous nous contentions simplement de les démembrer et de séparer les parties du corps, mais je reviendrais plus tard sur cette partie-là.

    La traque avait rapidement prit fin et nous avions acculé la bête aux pied d’une falaise. Notre commandant avait pris la décision de ne pas lui laisser l’occasion de se jouer de nous et il avait ordonné aux archers de la transpercer d’assez de flèches pour qu’elle ne soit plus que bois et chair. Arcs et arbalètes travaillaient de concert, les flèches et les carreaux étaient en si grand nombre en l’air qu’il faisait nuit aux pied de cette falaise, mais c’est bien prise au piège qu’une bête est la plus dangereuse, et, que cette bête soit magique ou non, cette règle semble universelle. Les premières flèches et les premiers carreaux n’ont pas trouvé de cible à frapper.

    Sûrs de notre supériorité grâce à notre nombre, le commandant, Serfa, je crois, n’a pas jugé bon de dissimuler notre approche et la reine rouge, jamais aussi bien nommée qu’à ce moment précis, nous attendait. Lorsque nous avions décoché nos premiers projectiles, elle avait déjà commencer à ouvrir les premières gorges. Un à un, plus de la moitié de mes camarades n’étaient plus que des gerbes de sang, épais et visqueux, rendant le sol glissant et rapidement impraticable. Serfa mourût à ce moment là. Je pense que cette escarmouche, si je peux appeler cela ainsi, bien que ce ne fusse qu’un massacre en bonne et due forme, n’a fait qu’aiguiser l’appétit de la reine rouge.

    C’est ce jour que je pris le commandement pour tenter de finir notre mission. Jours après jours, pièges après pièges, nous guidions ses pas jusqu'à son île. Le feu était la seul chose qui semblait vraiment l’inquiéter et je m’en servi pour la renvoyer chez elle par d’habiles stratagèmes. Je pense qu’à ce moment-là, rien ni personne n’aurai résisté à sa fureur. C’est pour ça que nous mettions au point de pièges qui nous permettaient de ne surtout pas nous exposer. Il nous a fallu huit mois, comme je disais plus haut, pour la confiner dans ses murs. Depuis lors, nous n’avons pris aucun repos, incendiant tour à tour telles et telles fenêtres ou portes qui nous permettaient de la garder dans cette geôle au barreaux de feu. Le château était immense. Je pense que plusieurs personnes auraient pu y vivre sans jamais se rencontrer. Bien sûr, ces tactiques nous épuisaient, mais contrairement à la bête, nous pouvions nous relayer et prendre tour à tour du repos.

    Après plusieurs jours, je ne me souvient plus de combien exactement, elle ne donnait plus signe de vie. Elle ne tentait plus de sortir et le nombre de mes compagnons cessait de décroître. Nous avions alors déduit tous ensembles que la reine devait être à bout de souffle, qu’elle devait sans doute se terrer dans un recoin du château. Nous aurions pu murer les fenêtres et les murs à notre portée, mettre le feu à tout le château de façon grossière en priant pour qu’elle se laisse mourir, mais nous savions que l’ Ordre ne reconnaîtrait pas la mission comme menée à bien. Chaques vies perdues après ce moment-là seraient sous notre responsabilité directe. Ni mes compagnons, alors au nombre de quinze, ni moi ne pouvions tolérer ce choix.

    Nous avons donc franchi le seuil du château à l’aube. Elle semblait moins féroce dans la journée et nous mettions cela sur le compte de sa nature. Après une fouille complète des quatre-vingt-trois pièces du château qui sortait du sol, elle restait introuvable. Nous avons alors découvert, après des recherches minutieuses, le passage vers les catacombes. Le passage était étroit et sombre, aucune lumière, aucun bruit et aucun souffle ne provenaient des entrailles de la terre. Équipés de torches et l’arme au poing, nous descendions ces degrés qui semblaient nous conduire aux enfers. Les murs des catacombes étaient fait d’un mélange de terre et d’os, de milliers d’os provenants d’autant de victimes, accumulées une à une ici au fil des siècles en toute impunité car telle était sa nature. C’est vrai que tout ceux dont elle se nourrissait venaient d’eux même à sa rencontre.

    Les murs des catacombes ne pouvaient pas être constitués uniquement de victimes chassées de cette façon. Les passages se succédaient les uns après les autres et nous passions devant un si grand nombre de cadavres que le seul nombre des crânes entassés ici doit être au moins aussi important que le nombre d’humains vivants actuellement. Le château complet semblait bâtit sur des fondations d’os. Tout comme la lumière, l’ air frais semblait lui aussi banni de l’enfer que nous arpentions depuis déjà quelques heures. Plus nous nous enfoncions dans les ténèbres, plus l’air chargé d’antiques miasmes devenait plus dur à respirer. Certains d’entre nous, dont je fais partie, ont vomi tant l’ air était nauséabond. Au détour d’une des innombrables allées d’os, les flammes faibles de notre second lot de torches trouvaient plus d’espace pour répandre leur lumières. Victoria était là. Elle était installée sur un monticule d’os arrangé en forme de trône. Elle ne nous laissa pas le temps de parler avec elle. Je ne comptais pas l’attaquer, nous avions convenu de tenter de la raisonner avant de l’ attaquer, mais la bête à bondi en premier. De ses deux mains pourvues de griffes, elle ouvrait en grand les gorges des deux hommes qui se tenaient à mes côtés. Dans le même mouvement qui était simplement un léger bond, sa tête heurtait mon torse et m’envoyait frapper très durement le mur derrière moi. Pendant que je gisais à terre, semi conscient, j’entendais que l’on criait, on se débattait, on heurtait le sol et les murs. Je sentais quelques mouvements non loin de moi. Lorsque mes forces étaient suffisantes, je tentais de me redresser péniblement. Il y avait eu un combat féroce le temps que je ne réussisse à me relever.

    Dans cet ultime effort, je glissais deux fois sur mes appuis. Encore le sang épais et visqueu de mes compagnons qui me déséquilibrais. Victoria était à deux pas de moi. Son corps ne bougeait plus. Il y avait, planté dans ces flancs, deux dagues, trois épées et la pointe brisée d’une lance. Elle saignait. Son sang était noir et luisant. Bien plus épais et à l’odeur plus dense que le sang d’un homme, je pense qu’à bout de forces, elle a voulu se lancer dans un combat, afin de ne pas se laisser capturer faible. Ma tâche est accomplie, et bien que l’Ordre ne le saura jamais, les humains auront un peu de répis avant qu’une nouvelle menace ne les mettent en danger. C’est le troisième jour que j’erre dans les catacombes à la recherche de la sortie. Si un jour vous trouvez ceci, sachez que nous nous sommes battu vaillamment afin de protéger ceux qui nous sont cher. Ne cherchez surtout pas à contempler la bête. Elle semble morte, mais je pense qu’elle ne pourra jamais vraiment mourir à moins d’être elle-même intégralement digérée par une bête plus terrible encore, je prierais avant de mourir, pour qu’une bête pareille ne foule jamais notre monde.