S Comm C - Sandrine Donzel

S Comm C - Sandrine Donzel

Page vérifiée Created at February 27, 2018 Contact

  • La question tirée au sort cette semaine est la suivante :

    Comment aborder les questions d’intimité avec les enfants? Où mettre le curseur entre : Envie de les protéger, les rassurer, les informer/ Respecter leur droit à l’intimité ? En parler/ Ne pas en parler ?

    Cette question générale suit une anecdote arrivée à ma fille: Sa cousine et elle (respectivement 7 ans et demi et 8 ans) ont dormi ensemble pendant les dernières vacances. Et la plus petite s’est ensuite vantée qu’elles avaient “fait le sexe”. Ma fille aurait proposé, sa cousine aurait dit “oui mais on se déshabille” et elles se seraient frottées l’une contre l’autre. C’est ce que la plus jeune a raconté fièrement à mon autre fille plus agée (elle semblait ravie de la voir choquée), puis confirmé volontiers à sa mère (qui n’a pas été choquée elle :-).

    De mon côté, apprenant cela j’ai essayé de questionner gentiment ma fille: Elle était très gênée et m’a dit qu’elle n’avait pas du tout envie de m’en parler. Alors que pour la plus jeune, tout le “fun” de l’histoire semblait être de le raconter, pour ma fille il s’agissait vraisemblablement plus d’une “expérience interdite” que d’une provocation. Cependant je crois ressentir vu sa défensive qu’elle a honte de ce qui s’est passé. Et j’aimerais lui dire qu’il n’y a pas mort d’homme, que toutes les enfants font ce genre d’expérience, et surtout: que ce n’est pas du tout ça “faire le sexe”… et enfin (mais là j’ai peur de ne pas être bien audible): que c’est très normal mais pour autant inapproprié de faire ce genre d’expériences avec sa cousine (enfin le message que je voudrais faire passer est qu’on peut faire des expériences mais pas avec n’importe qui : la famille, les adultes…). Il me semble important de mentionner ici que sa meilleure amie de classe est en foyer après avoir été abusée par son père (elle l’a raconté à  ma fille).

    J’aimerais aussi respecter son droit d’avoir une intimité et des secrets. Mais où placer le curseur dans ma discussion avec elle? Faut-il d’ailleurs que je lui en parle puisqu’elle m’a déjà dit qu’elle ne souhaite pas en parler? Il me semble également capital qu’elle sache qu’elle a tout à fait le droit d’avoir un jardin secret.

    voir ma réponse en vidéo : https://blog.scommc.fr/comment-parler-sexualite-avec-les-enfants/
  • La question tirée au sort cette semaine est la suivante :

    La situation avec mon mari est très difficile. Nous sommes ensemble depuis très longtemps (plus de 10 ans). C’est quelqu’un de très indépendant, qui est toujours beaucoup sorti, s’est toujours beaucoup investi dans ce qu’il fait. Les conflits entre nous à ce sujet ont commencé très tôt dans notre relation, avant même que nous ayions des enfants.

    Il était absent plusieurs soirs par semaine et le week-end aussi pour des formations qu’il suit, les copains, etc. C’était déjà difficilement acceptable pour moi sans enfants. Je me sentais délaissée, pas aimée. Quand nous avons eu nos enfants, assez rapprochés, il n’a rien changé à son rythme.

    Je me suis rapidement retrouvée en grande difficulté dans la gestion des enfants (comme vous le disiez dans votre article de lundi, probablement aussi parce que j’avais cette difficulté supplémentaire de conflit de couple dans ma vie).

    J’étais complètement submergée, avec un 2e enfant avec des problèmes de santé qui causaient de multiples réveils nocturnes, me conduisait aux urgences régulièrement. Je devais aussi organiser les rendez-vous médicaux comme je pouvais avec mon 1er enfant « dans les pattes ». Il n’était jamais là … et me disait que je me noyais dans un verre d’eau (évidemment au milieu de tout ça j’ai longtemps eu le sentiment de ne pas aimer mes enfants).

    Aujourd’hui il sort moins, ce qui est un réel progrès. Il continue cependant à passer sa vie derrière son ordinateur, inaccessible. Il travaille mais dit lui-même que c’est pour son plaisir : il fait des recherches, travaille sur des sujets qu’il n’aborde pas encore actuellement, etc. Il n’a jamais le temps de regarder un film, d’organiser des vacances.

    J’ai toujours le sentiment de le déranger.  J’ai donc encore bien du mal à avaler que son plaisir passe avant nous. (ces dernières vacances, il a passé 4 jours dans la semaine à la bibliothèque). Je ne suis pas partie tant qu’il en était encore temps parce que j’avais fini par intégrer son discours que c’était moi qui ne savait pas ce qu’était la vie de couple, que je devais m’épanouir par moi-même. J’ai tenté de prendre sur moi, d’accepter l’inacceptable longtemps.

    Aujourd’hui je pense fortement à une incompatibilité totale mais je ne souhaite pas infliger une séparation à mes filles.

    Alors je tente de prendre sur moi, je tente de profiter de cette vie qui ne me convient pas, mais inévitablement je finis à un moment ou à un autre par exploser ; il est complètement imperméable à mes demandes, quel que soit le ton employé : la plainte, les hurlements, les messages « je », les ultimatums, l’indifférence…

    Il se sent totalement dans son bon droit alors à chacune de mes tentatives de changer la situation, il se renferme un peu plus, me dit que je ne suis jamais contente et fait la gueule des semaines durant. Il dit s’être « battu comme un lion » pour satisfaire mes demandes mais que je ne suis jamais contente. La seule chose qu’il souhaiterait en fait c’est mener sa vie comme il l’entend et que je l’accueille souriante et détendue. Il n’a plus aucun geste de tendresse, aucune attention, aucune compassion à mon égard. Nous n’avons évidemment plus de relations sexuelles et ça l’étonne beaucoup.

    Vous me direz, présenté comme ça, quel espoir ? Je n’en ai aucune idée. Mais puisque je ne souhaite pas me séparer je tente le tout pour le tout ? J’ai aussi probablement mes torts… »

    découvrir ma réponse en vidéo à la question posée cette semaine (replay du live du mercredi 6 mars 2019) 

Merci les Tipeurs de novembre !

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  • A propos de la charge mentale, on dit souvent que les femmes en font trop. Cette petite phrase m'énerve. Je fais le point dans mon nouvel article : les femmes en font-elles VRAIMENT TROP ?

    A lire (et à voir en vidéo) par ici : Les femmes en font-elles trop ?

  • Le SOS S Comm C, c'est quoi ?

    Pendant 15 à 20 minutes, je réponds à l'une de vos questions, tirée au sort en direct parmi toutes celles que vous m'avez envoyées.

    Cette question peut porter sur la parentalité, l'éducation et la relation à l'enfant, mais aussi sur le couple, les émotions, les relations au travail, etc.


    C'est quand et où ?

    Chaque mercredi matin en direct sur la page sur la page Facebook de S Comm C à 9h30 pétantes !

    Vous pouvez envoyez vos questions par mail à l'adresse [email protected] ou par message privé sur la page Facebook en précisant bien "question pour le SOS S Comm C" dans le message.


    Pour voir les anciens SOS S Comm C, c'est par là 


    Le prochain a lieu mercredi 14 novembre à 9h30.

  • Avant 3/4 mois les bébés pleurent beaucoup (et parfois VRAIMENT beaucoup !).

    Tous les parents ont un jour rêvé d'avoir une botte secrète pour calmer leur bébé

    Vous pouvez lire sur le blog mon avis sur le livre 'Le plus heureux des bébés" ("Happiest Baby on the block") de Harvey Karp et sur sa technique imparable pour calmer les pleurs des bébés.
    J'avoue que son livre est assez convaincant. Mais ce qui l'est encore plus, ce sont les vidéos de démonstration (j'en ai inclus une dans l'article pour vous montrer).
    Ca me donnerait (presque) envie d'avoir un tout petit bébé pour tester !


  • Vous en avez ras le bol de votre enfant ? Vous avez le sentiment de ne pas l'aimer ou de l'aimer moins que ses frères et soeurs ? Voyez ma réponse en vidéo.

    Par moments je déteste mon enfant

    Oui ça arrive et c'est typiquement ce qui arrive au parent dont la question a été tirée au sort dans ce Facebook live. Voici un extrait de la question :

    Je me dis que mon efant manifeste peut-être un mal-être que je ne parviens pas à identifier, parce que je ne sais pas l'écouter de façon active, parce que clairement je n'ai pas la même relation avec lui qu'avec son frère, que je n'accueille pas leurs émotions de façon équitable. Je me dis souvent que je l'aime moins et qu'il le ressent...

    Comment l'aider à surmonter tout cela alors que mon empathie à son égard est souvent soit feinte soit très limitée? Alors que son père veut mettre en place des punitions puisque "la méthode bienveillante" ne fonctionne pas? 

    Beaucoup de honte et de culpabilité dans cette question et de souffrance pour les parents (et sans doute l'enfant).

    Ce sont ces sujets que j'aborde principalement dans la vidéo, même si la question complète contient ENORMEMENT d'autres points : la relation éducative entre les parents, la détection d'éventuels troubles du comportement, etc.

    Comment surmonter la culpabilité de moins aimer un enfant pour mieux l'aider ?

    Voir ma réponse en vidéo : https://blog.scommc.fr/comment-aider-mon-enfant-quand-je-nai-pas-dempathie-pour-lui/